Le coût des émeutes dépasse 650 millions d’euros selon France Assureurs

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Une facture salée pour les assureurs suite aux violences urbaines

Les dégradations liées aux émeutes qui ont suivi la mort d’un adolescent de 17 ans, Nahel, tué par un policier le 27 juin dernier, vont coûter cher aux assureurs. La Fédération professionnelle des assureurs, France Assureurs, a estimé mardi que ces violences urbaines auront un coût de 650 millions d’euros, soit plus du double des 280 millions d’euros anticipés la semaine dernière.

Répartition des coûts entre biens professionnels et particuliers

Selon Florence Lustman, présidente de France assureurs, citée dans un communiqué, neuf dixièmes du coût de ces violences urbaines concernent les 3900 biens des professionnels et des collectivités locales sinistrés. Le reste concerne essentiellement des dégâts subis par des particuliers pour leurs véhicules personnels.

Il est à noter que cette estimation prend en compte :

  • Les vitrines brisées,
  • Les commerces pillés,
  • Les bâtiments administratifs incendiés.

Des conséquences dramatiques sur l’éducation prioritaire

Suite à ces événements tragiques, il est crucial de dresser un bilan critique de la politique publique de l’éducation prioritaire. Roger Chudeau, député RN du Loir-et-Cher, a récemment présenté un rapport sur ce sujet à l’Assemblée nationale.

Le bilan des dégradations d’écoles après la flambée d’émeutes qui a agité notre pays est accablant : 243 écoles attaquées, 60 écoles brûlées, 10 écoles détruites. Les dégâts matériels sont considérables, mais les dégâts symboliques ne le sont pas moins.

Refonte de l’éducation prioritaire et mesures d’urgence

Face à cette situation, Roger Chudeau propose une refonte de l’éducation prioritaire, avec des mesures d’urgence en matière d’apprentissage et d’assimilation. Il est indispensable de repenser nos stratégies afin de prévenir de telles violences et leurs impacts sur l’éducation des jeunes générations.

Plus de 11 300 déclarations de sinistres envoyées aux assureurs

La facture des dégâts causés par les violences urbaines est loin d’être négligeable pour les assureurs. En effet, pas moins de 11 300 déclarations de sinistres ont été envoyées, dont 55 % représentent des dégradations sur les biens professionnels et des collectivités locales.

Il est important de rappeler que la première estimation du coût des émeutes était de 280 millions d’euros au début du mois de juillet 2023. Aujourd’hui, elle atteint les 650 millions d’euros, soit plus du double.

Un appel à la prudence pour les assurés

En raison de l’ampleur des sinistres, il est essentiel que les assurés vérifient leurs comptes membres auprès de leur assureur afin de garantir une prise en charge efficace et sécurisée. Si vous n’avez pas reçu d’email de confirmation de votre compte membre, contactez votre assureur pour assurer la continuité de vos services.

Les événements dramatiques survenus ces dernières semaines ont laissé des traces dans de nombreuses villes françaises et ont un coût financier très élevé pour les assureurs. Pourtant, au-delà des chiffres, il ne faut pas oublier l’impact humain et social de ces violences, ainsi que les conséquences sur notre système éducatif. Une réflexion globale est nécessaire pour repenser nos politiques publiques et prévenir de telles situations à l’avenir.