Ukraine : reportage à Avdiivka, l’un des points les plus chauds de la ligne de front

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Une forteresse résistant aux assauts de l’armée russe

Nos reporters se sont rendus dans l’un des coins les plus dangereux du Donbass, la localité ukrainienne d’Avdiivka, une forteresse qui résiste depuis près d’un an aux assauts de l’armée russe. Depuis plusieurs semaines, Moscou y mène une politique de la terre brûlée. Entre destructions massives pour gagner du terrain et survie des populations locales, voici le reportage exclusif de nos équipes.

Pilonnage intensif à Avdiïvka

Quand j’ai vu ça, j’ai été sidérée“, s’exclame Nadejda, passant devant le flanc béant et encore fumant d’une longue barre d’immeuble vide de quinze étages, touchée la veille par une frappe russe, à Avdiïvka, dans l’Est de l’Ukraine. Pilonnée par l’artillerie et plus récemment par l’aviation, la ville est une autre forteresse du Donbass que les forces russes tentent d’encercler, comme sa voisine Bakhmout, située à 60 kilomètres plus au nord. “Chaque jour se suit et se ressemble, avec ces bombes et ces missiles“, poursuit Nadejda, 70 ans, en retournant à pied vers sa maison avec une voisine.

Les civils tentent de survivre malgré les bombardements

A Avdiivka, proche de la ligne de front entre forces ukrainiennes et séparatistes, des civils cultivent à nouveau le sol, avec le soutien financier de l’administration régionale. “C’est ici que nous voulons vivre, et développer une entreprise. Pourquoi partir ? On peut y arriver.”, confie Stanislas Boutko en présentant sa serre en construction. A côté de lui, sa femme, Vira Bournacheva, trépigne d’enthousiasme à l’idée des courgettes, poivrons et tomates qui pousseront bientôt sous les panneaux de verre.

  • Année difficile : la ville résiste depuis près d’un an aux assauts de l’armée russe et est pilonnée quotidiennement par l’artillerie et l’aviation.
  • Population locale : les habitants tentent de survivre et certains, comme Stanislas et Vira, essaient même de développer leur propre entreprise agricole malgré les bombardements.
  • L’Otan : aucune arme nucléaire russe n’a été déployée en Biélorussie pour le moment, bien que Moscou ait annoncé son intention de le faire.

Le cauchemar du siège de Marioupol

Aliona a survécu avec ses deux enfants et son mari au siège de la ville ukrainienne de Marioupol par l’armée russe. Un an après, celle qui a choisi de refaire sa vie en Russie reste hantée par les visions d’horreur. La jeune mère de 35 ans parle au présent quand elle se remémore les dizaines de cadavres enterrés dans les cours d’immeubles ou jonchant les trottoirs de cette cité portuaire du sud-est de l’Ukraine que Moscou a achevé de conquérir le 20 mai 2022, au prix d’importantes destructions. “L’odeur et ces images, ces ventres gonflés, tu ne peux pas t’en débarrasser.”, confie-t-elle.

Pas de déploiement d’armes nucléaires russes en Biélorussie

Selon Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Otan, aucune arme nucléaire tactique n’a été déployée sur le territoire biélorusse pour le moment, bien que Moscou ait annoncé son intention de le faire. L’Otan n’a observé aucun changement dans la posture nucléaire de la Russie. La menace brandie par Moscou fait partie d’une rhétorique nucléaire.

Face à l’adversité, la résilience des Ukrainiens

Malgré les bombardements incessants et les destructions massives causées par l’armée russe, les habitants d’Avdiivka et d’autres villes ukrainiennes touchées par le conflit continuent de se battre pour leur survie et leur avenir. Leur résilience face à l’adversité est un témoignage de la force de la population locale qui, malgré les difficultés, tente de reconstruire sa vie et ses communautés. Alors que le conflit continue de faire rage dans l’est de l’Ukraine, la détermination des habitants à continuer à vivre malgré la guerre est un exemple inspirant pour tous ceux qui sont touchés par cette tragédie.